L’esprit absorbant de l’enfant #1 : notes et réflexions sur les chapitres 1 à 5 (bases pour la compréhension de l’individu)

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Commence ici une série de 5 articles publiés tous les mercredis pendant un mois, articles reprenant mes notes et réflexions sur le livre L’esprit absorbant de l’enfant… 

Si les livres scientifiques (dans le sens d’érudit et non de la science qu’on opposerait à la littérature) ne vous font pas peur, je ne saurais trop vous conseiller d’approcher cet ouvrage de Maria Montessori (dont j’ai déjà parlé ici), peut-être celui de la médecin-pédagogue qui a le plus fait parler de lui (après l’ouvrage simplement nommé L’Enfant), j’ai nommé : L’Esprit absorbant de l’enfant.

Dans les premiers chapitres, on n’y découvre pas grand chose (sinon tout de même que l’esprit absorbant de l’enfant signifie dans les grandes lignes qu’un bébé, entre 0 et 2 ans, est capable d’accumuler davantage de connaissances, de savoirs et de compétences qu’il ne le fera durant tout le reste de sa vie !!! Et aussi qu’à peu près TOUT se joue durant cette courte période…) et on est baigné dans une atmosphère un peu béni-oui-oui : l’enfant doit être au centre du monde, c’est de lui que doit partir la réflexion et non du genre humain, l’enfant est unique, il créera la société de demain…  Pourtant il faut s’accrocher car la bonne surprise n’est pas loin…

Très vite, dès le chapitre V, intitulé « Le Miracle de la création »,  les choses se compliquent (d’un point de vue scientifique) et tourner les pages devient alors passionnant. En partant de la nouvelle science qu’on appelle l’embryologie et en passant par la science de l’eugénisme, Maria Montessori va brillament mettre en parallèle la création de l’individu (à partir de rien : l’individu ne préexiste pas en tant que petite femme ou petit homme dans le corps de la mère ou du père) et la création de la société. Elle va mettre ensuite en parallèle le fonctionnement du corps humain et celui de la société actuelle.

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