L’esprit absorbant de l’enfant #5 : notes et réflexions des chapitres 17 à 20 : La construction du caractère de l’individu !

9782220053974Les idées sont souvent vagues quant à l’essence du caractère de chaque individu. Beaucoup parle d’hérédité puis de formation de la personnalité humaine. Mais que se passe-t-il entre les deux ? Maria Montessori et ses psychologues ont analysé que ce sont les obstacles rencontrés pendant le développement qui vont modifier le caractère.

Nous avons vu qu’il y avait 3 phases importantes dans le développement de l’enfant. De 0 à 6 ans, l’enfant n’est ni mauvais ni méchant, il peut être espiègle, enfantin. De 6 à 12 ans se construit sa morale : il est conscient du bien et du mal, dans son comportement et celui des autres. De 12 à 18 ans surgissent les sentiments d’amour d’appartenance à un pays, un groupe, une fierté.

Mais chaque période pose les bases de la période précédente, et les obstacles rencontrés dans l’une se ressentiront dans l’autre. Ainsi, les études de Maria Montessori montre que les défauts sont contractés et non innés. Souvent ils sont du à des obstacles de la période de 0 à 6 ans et s’empirent s’ils ne sont pas réglés.

Pour Maria Montessori, le problème majeur pour chaque défaut est le même : le manque d’aliments pour la vie psychique. Ainsi, pour régler ces défauts de caractère, rien ne sert de réprimander ou de faire la morale, mais il faut remettre l’enfant dans la « normalité » de caractère par l’action et l’expérience. Il faut « utiliser la main » dit M. Montessori avec les enfants difficiles. C’est la thérapie par le jeu. Il faut leur proposer un milieu riche en activités dans lesquels ils peuvent choisir seul leur activité (mais attention liberté ne rime pas avec bazar. Il faut de l’ordre et du respect parfois difficile à mettre en place avec ces enfants en difficulté).

Pour le professeur, le Graal reste toujours le même : parvenir dans le choix de l’activité et le travail de l’enfant à une concentration intense et sincère de l’élève. L’attention de l’enfant est le point essentiel.

Une remarque cependant : lorsque l’enfant agité ou déviant se met au travail, se concentre, ne pas le féliciter immédiatement, ça serait interférer dans son univers. Il pensera alors « Si tu estimes que ça suffit déjà, alors je m’arrête là » et sa concentration sera de nouveau ramenée à néant.

Concentration, attention, auto-correction, libre choix d’activité, liberté et indépendance face à l’adulte dans le respect et l’ordre : voilà ce vers quoi on doit tendre avec un enfant difficile.

Il reste cependant une chose à ne pas oublier : l’instinct de possession. Chez l’enfant déviant, l’instinct de possession est mauvais, il est lié à l’envie et à la jalousie. Il faut donc parvenir à sublimer cet instinct de possession. Chez l’enfant au défaut de caractère, l’instinct de possession est toujours lié à la destruction. L’individu veut posséder la fleur mais pas pour l’observer : pour la détruire. Il veut posséder la fourmi pour la tuer, non pour l’analyser.

On ne pourra jamais éviter la destruction par le sermon ou la punition. Si l’enfant veut quelque chose pour que les autres ne l’aient pas ou pour le détruire, si on le sermonne, l’enfant redeviendra destructeur à la moindre occasion. Il faut donc sublimer ce désir de possession pour remplacer la destruction par l’observation intellectuelle. On arrache la fleur pour la posséder mais non pour la détruire : uniquement pour l’observer jusqu’aux racines. Comment s’y prendre ? Par le travail et la concentration (pas de sentiment, pas de punition) qui apportent d’abord la connaissance puis l’amour et le feront évoluer vers un être spirituel.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s